Avec plus de 80 épisodes de podcasts à son actif, David Mendes da Silva alias Papa PhD s’intéresse aux questions d’exploration de carrière et d’équilibre de vie en lien avec le doctorat. Chaque semaine, il reçoit un invité détenteur d’un PhD qui partage notamment son parcours académique et professionnel, les obstacles rencontrés et des conseils aux étudiants. David a accepté de nous parler de sa passion pour le podcasting, de ses projets et plus encore!  Nous avons réalisé une vidéo promotionnelle de ses activités que nous présentons en fin d’article.

David Mendes Da Silva

Bonjour David, merci d’avoir accepté cette entrevue. Peux-tu nous parler de ton parcours? Qui es-tu?

Je suis né en Belgique où j’ai appris le français jusqu’à mes 7 ans. À 8 ans, ma famille est retournée au Portugal où j’ai vécu jusqu’à l’âge adulte. J’ai une licence et une maîtrise en microbiologie et génétique de l’université de Lisbonne. J’ai également et un doctorat en biologie cellulaire de l’université de Coimbra. Entre la licence et le doctorat, j’ai été boursier de recherche, j’ai eu un emploi, puis j’ai été chargé de cours de laboratoire dans une université privée. C’est dans ce dernier poste que je me suis dit que pour enseigner au niveau auquel j’aspirais, il me fallait un doctorat. Le programme doctoral auquel j’ai été admis à Coimbra m’a amené à Montréal, pour mener mes recherches au Neuro de l’Université McGill.

À la fin du doctorat, j’ai décidé de quitter le milieu universitaire. J’ai d’abord trouvé un emploi de tutorat à distance, puis j’ai été embauché par une agence de communication dans le domaine médical. Après presque 5 ans comme rédacteur médical dans cette agence, j’ai eu l’occasion de prendre un contrat important à la pige, cette fois-ci en traduction pour une société œuvrant dans la formation continue aux médecins. Depuis, j’ai obtenu un certificat en traduction vers le français de l’Université McGill et j’offre des services langagiers toujours dans le domaine biomédical.

Comment t’est venue l’idée de créer des podcasts?

Dans les années qui ont suivi la fin de mon doctorat, j’ai participé à différents panels de carrières auprès des étudiants. Année après année, je remarquais que les doutes et questionnements que j’avais eu à la fin de mon doctorat préoccupaient également les jeunes chercheurs. 

Au printemps 2019, j’ai lu un article sur le podcasting et j’ai compris que c’était un média que j’aimerais explorer. L’idée de parler de carrières après le doctorat m’est venue assez vite – j’avais envie d’aider les jeunes chercheurs et j’avais finalement le médium parfait pour le faire. C’est ainsi que l’idée de Papa PhD est née. 

Quels sujets abordes-tu?

Durant les conversations avec mes invités, j’aborde leur parcours académique, leur processus de réorientation vers leur activité professionnelle actuelle, le cas échéant. Je leur pose des questions à propos des obstacles auxquels ils ont pu faire face au long de ce processus de réinvention, mais aussi des bons coups, des stratégies gagnantes qui pourraient profiter à mon auditoire. Finalement, je pose quelques questions sur le quotidien dans leur poste actuel, sur les compétences développées au doctorat qu’ils mettent à profit, et je leur demande de partager quelques conseils aux auditeurs, en lien avec les sujets couverts durant notre conversation.

Comment peut-on trouver tes podcasts?

De la façon que j’ai monté le podcast, on peut y accéder sur plusieurs plateformes:

  • Le site web de PapaPhD
  • L’appli Apple podcasts sur iPhone ou iPad
  • La plupart des applis de podcasts sur les téléphones Android
    • Google Podcasts – il est possible maintenant d’y accéder par commande vocale
    • Spotify
    • iHeartRadio
    • Stitcher
    • TuneIn
    • Deezer
    • CastBox
  • Sur les agrégateurs de podcasts comme Podchaser

En chiffres ça donne quoi pour l’instant?

Je produis et j’anime le podcast depuis un peu plus d’un an et j’en suis à 82 épisodes en ce moment, avec plus de 30 000 téléchargements depuis le lancement. À ce jour, j’ai reçu au micro de Papa PhD 62 invités et invitées issus de différents domaines de recherche, autant dans le domaine des sciences exactes que des sciences humaines et sociales. En ce moment, j’ai 16 entrevues enregistrées à l’état brut. Donc j’ai du contenu qui me permettra de produire des épisodes jusqu’à la mi-mars.

C’est très positif comme bilan! Où te vois-tu dans 5-10 ans professionnellement?

Dans 5-10 ans, j’aimerais m’être rapproché de la science et des scientifiques par le biais du podcasting et des autres moyens de communication scientifique et de vulgarisation. J’aimerais aussi être en position d’aider plus directement les doctorants, surtout ceux qui sont dans le doute ou ont des difficultés.

Les podcasts semblent être un médium très populaire. As-tu une idée de l’ampleur de ce type d’utilisation en Amérique du nord ou en Europe? Vois-tu une tendance dans cette direction?

La tendance est à la hausse partout et les téléphones intelligents y sont pour beaucoup. Tout le monde en a un dans sa poche et écoute du contenu dessus à différents moments de la journée – dans le trafic ou dans les transports en commun, au gym, en faisant des tâches ménagères. La popularité croissante des enceintes intelligentes est aussi un facteur de croissance important aujourd’hui. Les personnes intéressées par le sujet pourront consulter cet article qui contient beaucoup de sources.

En France, le podcasting est en croissance, avec des hébergeurs comme Ausha.com qui font surface et qui offrent de bons services. Un article de mars dernier fait état des chiffres en France et rapporte 5,8 millions d’auditeurs qui écoutent à 81% la totalité des podcasts sur leurs listes. Cette rétention importante des auditeurs est une des caractéristiques les plus frappantes et les plus intéressantes du podcast.

Pour conclure sur cette question, ma perception est que le podcasting est en franche croissance et qu’il y a plus d’espace à occuper, encore, dans la francophonie, que du côté anglophone, où la compétition est abondante et où il faut vraiment être très niché pour se différencier.

Y-a-t-il un podcast qui t’a particulièrement marqué? Et pourquoi?

  • En anglais : Hidden Brain, avec Shankar Vedantem – j’aime la façon dont ils montent des histoires autour de chaque question et j’aime la narration et le style d’entrevue que M. Vedantem. Le fait que la thématique est le comportement humain et, souvent, la neuroscience derrière est une des raisons qui m’ont attiré vers ce podcast en particulier. Après, le ton et le “storytelling” sont vraiment à mon goût.
  • En français :  Le Déclic, avec Elodie Chabrol – un podcast tout jeune où Elodie interviewe des scientifiques qui amènent les résultats de leur recherche dans l’univers des startups et du développement d’affaires. ll est bien produit, la thématique est bien définie et le niveau de profondeur est adapté au public cible.

À noter que ces deux podcasts ont des équipes de production et du budget derrière: Hidden Brains est issu de NPR – National Public Radio – un des plus grands réseaux de podcasts au niveau de la planète et Le Déclic est subventionné par la Banque publique d’investissement et fait partie d’un ensemble d’initiatives de la banque en lien avec les startups.

Comment peut-t’on te contacter et s’informer de ton actualité?

On peut me joindre facilement par :

Vidéo promotionnelle réalisée pour PapaPhD (avec bande sonore)

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